Négociations unedic : Défendre ensemble nos droits

lundi 27 janvier 2014
par Ouebemasteur

Chômeurs-euses, précaires, salarié-es, DÉFENDRE ENSEMBLE NOS DROITS à l’assurance chômage

Les négociations UNEDIC, entre les confédérations syndicales et le MEDEF, pour la convention 2014-2017 de l’assurance chômage, qui ont débuté le 17 janvier et doivent se conclure à la mi-mars, vont être l’occasion pour les organisations patronales de pousser leur avantage. Exonérations et baisses de cotisations patronales, plans sociaux et explosion des contrats précaires, chantage aux licenciements et licenciements déguisés en « rupture conventionnelle », baisse des salaires... le patronat n’en a jamais assez et les gouvernements successifs leur en donnent toujours plus. Si déficit et dette de l’UNEDIC il y a, c’est le patronat et les fauteurs de crise qui doivent payer !

PAS UNE ATTAQUE DE PLUS

Si la réinstauration de la dégressivité des allocations chômage semble ne plus être au programme, le MEDEF peut attaquer les droits à l’assurance chômage en jouant sur le taux du revenu de remplacement de l’ancien salaire, sur la durée d’indemnisation et/ou les conditions d’accès à ces droits. Son discours scandaleux sur la nécessaire incitation à la reprise d’emploi vise à faire porter sur les chômeurs-euses la responsabilité de leur situation pour mieux baisser leurs droits. Quant au régime des intermittent-es du spectacle, certains aimeraient le démanteler pour l’intégrer au régime général. Le régime des intérimaires est également sur la table des négociations.

Les droits rechargeables, issus de la loi mal nommée de « Sécurisation de l’emploi », permet de retrouver, lors d’une nouvelle période de chômage, les reliquats d’allocations non épuisées avant la reprise d’un travail. Mais les négociations selon les modalités retenues (cumul ou moyenne des allocations passées et présentes), peuvent au bout du compte se traduire par une baisse des allocations.

SE BATTRE POUR PLUS DE DROITS

Plus que jamais, l’emploi est un droit, un revenu est un dû. Personne n’est plus à l’abri de voir sa vie basculée dans le chômage ou la précarité, de perdre son logement. C’est tous ensemble qu’il faut exiger des mesures d’urgence et de nouveaux droits, notamment :

  • L’allongement de la durée d’indemnisation et aucune allocation chômage, ni minima sociaux, inférieurs à 80 % du salaire antérieur et plafonnés pour les hauts revenus.
  • Le droit inconditionnel à la formation de son choix et la suppression des radiations-sanctions.
  • Une politique de Pôle Emploi au service des demandeurs-euses d’emploi, avec des moyens supplémentaires et de meilleures conditions de travail pour les agents.
  • L’augmentation des cotisations patronales et sur-cotisations pour tout recours aux contrats précaires et à temps partiel.
  • La taxation des revenus du capital.

L’exigence d’une autre répartition des richesses, d’une réduction du temps de travail à 32H, avec embauches correspondantes, d’un nouveau statut du salarié avec continuité des droits sociaux, entre deux emplois, financé par un fonds patronal, sont parmi les revendications de fond qu’il ne faut pas lâcher face à une politique gouvernementale de plus en plus libérale, au service du MEDEF.

Aucun gouvernement n’est obligé d’agréer une convention d’assurance chômage régressive. Seule la mobilisation pourra contraindre MEDEF et gouvernement à stopper leur politique anti sociale et récessive.

AVEC LES ASSOCIATIONS DE CHÔMEURS-EUSES, LES ASSOCIATIONS LUTTANT AU CÔTÉ DES SANS DROITS, LES ORGANISATIONS SYNDICALES DOIVENT ORGANISER LA RIPOSTE


L’appel unitaire

Assurance chômage UNEDIC 2014-2017 Ni régression, ni statu quo, mais des droits nouveaux !

Le chômage ne se réduit pas à un chiffre ni à une courbe : c’est la situation que vivent au quotidien de plus en plus de femmes et d’hommes, de familles. Les profits et les dividendes explosent mais le gouvernement et le patronat attaquent notre système de protection sociale. Cette dégradation se répercute sur l’emploi (salaires, conditions de travail), entraînant une généralisation de la précarité, une forte dégradation des conditions de vies pour une masse croissante de chômeur-euses et précaires.

La situation est exceptionnelle : presque 6 millions de chômeur-euses, DOM-TOM compris, toutes catégories confondues. Pourtant, moins d’un-e chômeur-euse sur deux inscrit-e à Pôle Emploi touche une indemnisation alors que l’UNEDIC prévoit 63 200 chômeur-euses de plus pour 2014 ! Cette situation n’est plus tenable !

Nous, organisations de chômeur-euses, précaires, intermittent-es et syndicats, exigeons de nouveaux droits pour tous. Pas de modifications à la marge, mais une refonte totale du système d’indemnisation, seule à même de répondre à l’urgence sociale !

Nous refusons tout retour à la dégressivité et tout recul des droits des chômeur-euses ! Permettre un revenu suffisant à tou-te-s est possible grâce à une autre répartition des richesses !

Cette réforme nécessite uniquement un peu de courage politique. Pour cela nous revendiquons :

  • Un système d’indemnisation du chômage juste et équitable pour toutes et tous
  • Un revenu personnel de remplacement décent pour toutes et tous, au minimum à hauteur de 80% du SMIC brut (allocations chômage et minima sociaux)
  • L’ouverture du droit à l’indemnisation dès le 1er jour travaillé
  • Les chômeur-euses et précaires ne sont pas des fraudeur-euses : arrêt immédiat des radiations-sanctions, des indus et des contrôles abusifs !
  • Le respect du droit à l’information des usagers par toutes les administrations
  • L’arrêt des formations bidons ! Plus de moyens pour des formations librement choisies
  • Un Pôle Emploi à visage humain : plus de moyens, plus d’effectifs, plus d’informations pour un vrai service public de l’emploi. Stop à la sous-traitance et à la politique du chiffre !
  • Le rétablissement du fonds social pour les chômeur-euses
  • Augmentation des cotisations patronales et taxation substantielle de tout recours abusif aux contrats courts et précaires
  • L’élargissement du financement de l’UNEDIC en taxant tous les revenus du capital
  • Consulter les associations de chômeur-euses et précaires partout où leur sort se décide

À l’appel des organisations de chômeur-euses, précaires et intermittent-es : AC !, APEIS, MNCP, CIP-IdF, Recours Radiations et des syndicats Solidaires Sud Emploi, Sud Culture Solidaires, FSU/SNU Pôle Emploi.

Nous appelons à des actions unitaires, notamment à chaque jour des réunions de négociations : mardi 28 janvier, jeudis 13 et 27 février, 13 mars

Pour connaître les rendez-vous locaux et autres journées de mobilisations : rendez vous sur les sites des organisations signataires. N’hésitez pas à nous contacter !

27 janvier 2014


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