Sous Hollande, le pays de droits de l’Homme préfère... les multinationales

lundi 30 juin 2014
par Ouebemasteur

On le sait, il suffit à Gattaz de tousser pour que le gouvernement se précipite. La conférence sociale qui va s’ouvrir début juillet en est une fois de plus l’illustration.

Ce gouvernement est aujourd’hui, et peut être comme jamais, le plus grand soutien du patronat français. Si cela a conséquences graves sur les conditions de rémunérations, de revenu, de niveau de vie, d’emploi de la population en France, cela va au delà. La France dans le secret des réunions internationales est toujours là pour soutenir ses multinationales.

Depuis déjà plusieurs mois elle fait pression pour une réduction à minima de la taxe sur les transactions financières, pour qu’elle ne concerne qu’un nombre limité de transactions et qu’elle ne gêne pas les banques françaises qui sont parmi les plus grands acteurs des marchés financiers du monde.

Et geste particulièrement honteux, le 26 juin au Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, elle a voté contre la résolution initiée par l’Afrique du Sud et l’Equateur demandant la mise en place d’un instrument contraignant contre les multinationales, alors que 20 Etats ont voté pour, 14 contre et 13 abstentions.

De nombreux syndicats, des associations et ONG demandent depuis des années des mesures pour contraindre les multinationales à des obligations concernant leurs filiales à l’étranger, leurs sous-traitants et leurs fournisseurs.

L’incendie d’un immeuble, le Rana Plazza au Bangladesh en avril 2013, où les ouvrières travaillaient pour de nombreuses multinationales européennes et françaises a fait au moins 1127 morts et plus de 2000 blessé-e-s que personne ne souhaite indemniser aujourd’hui.

De telles catastrophes ne sont ni nouvelles ni le résultat d’une fatalité. Elles sont les conséquences tragiques de l’avidité des multinationales, à la recherche du coût du travail le moins cher et des conditions de travail les moins contraignantes.

Avec leurs pratiques, elles contribuent dans de nombreux pays à créer dangers, menaces et désespoir parmi la population.

Comme de nombreuses organisations, nous exigeons que la France revoit sa position.

Les capitalistes coûtent cher, ils peuvent aussi coûter la vie.

Paris le 28 juin 2014.


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