Bombardier : rétablir la vérité

lundi 2 février 2015
par Ouebemasteur

Communiqué Solidaires Industrie

Plusieurs articles de presse, souvent erronés et reprenant la position de la direction, ont fait part du licenciement d’un délégué SUD - Karim- par l’entreprise bombardier pour « apologie de terrorisme ». L’Union syndicale Solidaires industrie souhaite rappeler quelques éléments et tient à réaffirmer à la fois son soutien inconditionnel à Karim accusé à tort et son attachement à la liberté d’expression, de conscience et sa lutte contre tous les fascismes, nationalistes ou religieux.

Karim, secrétaire du CHSCT et membre du syndicat SUD - majoritaire dans l’entreprise Canadienne du constructeur de train - n’a pas été licencié. Il est actuellement sous le coup d’une procédure de licenciement, dont le CE a voté majoritairement contre (5 voix contre 3) et dont l’inspection du travail refusera ce licenciement fondé sur la discrimination syndicale.

  • Le fait que Karim soit visé par une procédure de licenciement résulte de l’activité syndicale importante du syndicat SUD et du CHSCT sur les conditions du travail en ayant contraint la boîte à ne plus utiliser plusieurs cabines de peinture tant qu’elles ne seraient pas aux normes. Ces actions syndicales qui été initiées en 2014 et continuent font que la direction souhaite par n’importe quel prétexte sanctionner Karim et par là s’en prendre à l’ensemble du syndicalisme de lutte.
  • Notre délégué, dans le cadre de l’activité de son mandat, a débattu avec plusieurs salarié-e-s dans l’atelier. Certain-e-s ont fait l’amalgame entre l’origine (réelle ou supposée) de notre délégué syndical, sa religion (réelle ou ou supposée), les attentats horribles commis contre Charlie Hebdo, et le fait qu’il n’était pas ici dans son pays. Notre délégué syndical a réagi vivement et avec raison à tels de propos, dénonçant les amalgames et discutant, comme il est usage de le faire dans les ateliers, en toute franchise et spontanéité.
  • La direction a tenté d’exploiter cet échange en montant un dossier vide « d’apologie du terrorisme » en le transmettant au sous-préfet qui n’a donné aucune suite. Un courrier de l’Union syndicale Solidaires industrie, resté sans réponse de l’entreprise, avait condamné l’attitude de la direction de Bombardier faisant le jeu des extrêmes droites et des amalgames en démarrant cette procédure à l’encontre de notre Délégué Syndical. C’est également un signe fort envoyé, puisque l’entreprise sanctionne un salarié et délégué SUD qui adoptait et défendait des positions antiracistes, et accepte que d’autres salarié-e-s puissent considérer notre délégué comme « n’étant pas dans son pays ». C’est d’ailleurs le même Directeur des « Relations Sociales » de l’entreprise qui avait demandé au syndicat SUD de retirer les tracts de Solidaires national contre l’extrême droite affichés dans l’entreprise !
  • Si les manifestations du 7 et 11 janvier 2015, auxquelles ont participé de nombreux-ses militant-e-s de Solidaires industrie ont été un moment fort, « L’Unité Nationale » ne veut strictement rien dire : le patronat profite de ces moments pour s’attaquer aux droits fondamentaux dans l’entreprise et n’en a que faire de la « liberté d’expression ».
  • Devant les propos diffamatoires de la part de l’entreprise, notre syndicat engagera les recours juridiques nécessaires. Ça ne sera pas la première fois que l’entreprise sera visée par des procédures, alors même qu’elle est encore visée par des allégations de corruption actuellement.

L’Union syndicale Solidaires industrie considère que cette affaire est avant tout celle de la discrimination syndicale et d’une instrumentalisation du contexte politique pour s’attaquer au syndicat SUD et ses représentant-e-s. Cette démarche est inacceptable, et après avoir organisé un rassemblement et débrayage devant les portes de l’entreprise vendredi 30 janvier, l’Union syndicale solidaires industrie continuera à se mobiliser pour que cette cette procédure à l’encontre de notre délégué cesse et à lutter partout où elle est implantée pour construire une société fraternelle et de droits, bien loin de la politique actuelle de l’entreprise Bombardier qui fait le jeu de l’extrême droite et qui est pourtant financée par l’argent public.

Contacts presse :

  • SUD Bombardier : Rodrigue LOUADOUDI, délégué syndical : 06 78 20 40 09
  • Solidaires industrie : Laurent LACOSTE, relations presse : 06 67 01 72 37
  • Solidaires industrie : Julien GONTHIER, secrétaire national : 06 30 55 33 56

2 février 2015

CP Solidaires industrie janvier 2015 bombardier.pdf (277.5 ko)


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