En pleine pandémie, Sanofi dégraisse

mardi 2 février 2021
par Ouebemasteur

SANOFI, le numéro 1 français de l’industrie pharmaceutique se retrouve largué dans la course au vaccin contre le COVID, ne propose aucun traitement pour lutter contre l’infection mais se permet de continuer le saccage de ses capacités de Recherche et Développement.

Aujourd’hui, plutôt que de se focaliser sur la lutte contre la pandémie, Sanofi annonce la suppression de, a minima, 364 postes dans la R&D, la fermeture du site de Strasbourg et la confirmation de l’arrêt de nombreuses activités en particulier en chimie.

A ces dernières annonces s’ajoute le projet Pluton qui vise à externaliser 3100 salariés répartis dans six de ses sites de production de principes actifs (constituant actif du médicament) en Europe à Brindisi (Italie), Francfort Chimie (Allemagne), Haverhill (Royaume-Uni), Ujpest (Hongrie), St-Aubin-les-Elbeuf (France), et Vertolaye (France), argumentant que cette nouvelle entité sécuriserait l’approvisionnement en médicaments.

UNE ENTREPRISE SANS SALARIÉS : LE RÊVE DES CAPITALISTES

La stratégie des dirigeants successifs est toujours la même : diminuer la masse salariale, fermer des sites, arrêter des activités et abandonner des axes thérapeutiques. Pour pallier la casse de notre outil de travail et la disparition de nos métiers, la recherche en interne est remplacée par des partenariats ou l’achat de molécules auprès d’entreprises de biotechnologie, les activités de développements sont sous traitées auprès de prestataires et les fonctions supports sont externalisées auprès de sociétés de services.

SANOFI N’EST PLUS UN ACTEUR DE LA RECHERCHE PHARMACEUTIQUE MAIS UN FABRIQUANT DE DIVIDENDES !

Depuis plus de 10 ans, le groupe Sanofi se vide de toute substance et devient une coquille vide qui gère de la sous-traitance et vend des médicaments. Les dividendes généreusement distribués aux actionnaires (4 milliards en 2020, malgré situation économique du pays calamiteuse liée à la pandémie) sont sensés récompenser le risque lié à l’investissement boursier mais dans les faits les actionnaires ont PEUR du risque et ne veulent pas assumer celui lié aux aléas de la recherche.

QUELS MÉDICAMENTS ET QUELLE INDUSTRIE PHARMACEUTIQUE POUR DEMAIN ?

La recherche et la production pharmaceutique sont dirigées par des financiers, qui rendent des comptes à des actionnaires, en toute logique capitaliste la santé publique ne fait pas partie de leurs préoccupations. Est-ce bien raisonnable de compter sur des financiers pour prendre soin de notre santé ? Est-ce bien raisonnable de laisser aux financiers le choix des médicaments dont nous avons besoin ? Par exemple, Sanofi a décidé en 2018 d’abandonner la recherche sur les antibiotiques, de quel droit ? Sur quels critères ? Est-ce parce que nous n’avons plus besoin d’antibiotiques ? Evidemment non, c’est parce que ces médicaments ne sont plus assez rentables ! La question des besoins de santé ne se pose pas seulement aux salariés de la Big Pharma mais à chacun d’entre nous. Collectivement nous devons exiger une industrie pharmaceutique au service des patient et de l’intérêt général.

SUD CHIMIE REVENDIQUE UNE INDUSTRIE DU MÉDICAMENT AU SERVICE DES BESOINS DE SANTÉ

  • L’arrêt des suppressions de postes et des embauches à hauteur des besoins et des ressources de Sanofi
  • Le maintien et le développement de notre outil de travail : investissement sur les sites, maintient de tous les sites de recherche et de production de médicaments dans Sanofi
  • La participation des associations de patients, des citoyens et des autorités de santé dans le choix des axes thérapeutiques pour les médicaments de demain
  • La transparence sur la fixation des prix des produits de santé et sur les essais cliniques

Sanofi, leader du CAC40, est une entreprise qui se porte très bien. Pendant la crise du Covid19, elle a vu son chiffre d’affaire pour 2020 progresser de 6 % (pour rappel, il était de 36 milliards en 2019 !).

Sanofi en France, c’est aussi, en 12 ans, plus de 5000 emplois supprimés, 13 sites fermés, 3 vendus, 2 reconvertis accompagnés d’une forte diminution de la masse salariale. Avec les annonces de Juillet 2020, ce sont encore 1000 emplois qui vont disparaître. A ce rythme, le groupe Sanofi en France comprendra moins de 20.000 emplois CDI en activité. Nous étions près de 29.000 en 2008 (chiffres de la direction). Encore un peu et on ne pourra plus parler d’entreprise tricolore.

SUD CHIMIE APPELLE TOUS LES SALARIÉS À SE METTRE EN GRÈVE VENDREDI 29 JANVIER DE 9H30 A 11H30

Rendez-vous devant l’entrée Blayac, avec vos visuels et vos blouses, pour alerter la population du danger qui menace la santé publique. Puis à se rendre à l’assemblée générale organisée de 13h30 à 14h30, en salle de conférence POUR DÉCIDER ENSEMBLE DE L’AVENIR DE NOS MÉTIERS.


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