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Face à l’explosion de la colère populaire, lycéenne et étudiante, le pouvoir ne sait répondre que par la violence d’État, l’arbitraire préfectoral et le déploiement militaire. Pour tenter de nous diviser, il trie, stigmatise, jette l’opprobre sur nos organisations de … Continuer la lecture

La jeunesse nous montre la voie depuis 3 semaines. Après le déferlement populaire du 17 octobre où plus de 800 000 personnes ont manifestés, dont 40 000 à montpellier, il faut continuer et surtout ne rien lâcher !
Les revendications sont :
Le pouvoir n’a qu’une réponse à nos revendications : la matraque, le gaz et la grenade. Cette violence est insuportable et doit cesser. Solidaires 34 apporte son soutien aux mutilé-es et aux morts depuis le début du mouvement. À Monpellier, rien que pendant la journée du 17/10, le collectif streetmedicsmontpellier déclare avoir pris en charge 60 bléssés, dont 6 cas graves. Un enfant de 15 ans a eu le mollet déchiré sur 6cm suite à une grenade, une personne a perdu l’usage de son oreille gauche, un autre a pris un tir de LBD au visage…
Face à ces violences, l’Etat a choisi la surenchère sécuritaire : L’armée sera déployé ce week-end aux abords des lieux de pouvoir ; la préfecture de l’hérault a décreté un couvre-feu pour les mineurs non-accompagnés ; le centre ville est interdit aux manifestations, le réseau de transports à l’arret tout la journée ; le directeur de la police de l’Hérault annonce qu’ils seront « très offensifs dès le départ » ; la manifestation déclarée a été interdite à montpellier.
Plus que jamais notre liberté est en danger, et plus que jamais nous devons la défendre ! Ils veulent nous faire peur, nous répondrons par la détermination.
Pour reprendre une phrase connue d’une gilet jaune de 2019 :
La liberté de manifester est constitutionelle, et la dictature de Macron s’en fout !
Il faut se réunir sur les lieux de travail : Cela permettra de se parler entre collègues, de contrer le discours autoritaire du gouvernement, de définir des revendications locales et nationales et de s’organiser.
Notre objectif : construire la grève qui seule permettra de bloquer l’économie, de mettre le maximum de pression sur le patronat et le gouvernement, et d’imposer un rapport de force en notre faveur !
Pour cela, la préparation de la grève du 5 novembre est une première étape.
La bataille ne fait que commencer.
Il n’y a pas de méthode “magique” mais nous avons pour nous l’expérience des luttes précédentes.
Il est très important de mettre par écrit les revendications et de les rendre publiques, car le gouvernement va s’engouffrer à fond dans sa stratégie d’invisibilisation des mots d’ordre derrière la condamnation des « violences ».
La manifestation est indispensable mais elle ne suffit pas. Nous serons plus forts en proposant d’autres actions, notamment de blocage économique. Tout ce qui permettra de rendre visible la mobilisation dans l’espace public renforcera nos chances de victoires : banderoles aux ponts, collages, moments festifs, diffusions de tracts… On ne doit voir que ça !
La grève est l’arme des travailleuses et des travailleurs. En arrêtant de travailler nous libérons du temps pour renforcer la mobilisation (réunions, actions…) et pour manifester.
Nous arrêtons aussi le système de production économique.
Nous le savons, la suite de journées isolées peut servir pour renforcer la lutte au départ mais peut vite devenir épuisante et ne pas suffire pour le niveau de rapport de force nécessaire.
C’est pourquoi il faudra mettre en débat dans les AG le moment où il faudrait essayer de pousser à la grève reconductible.
Il faut construire les conditions pour partir avec le maximum de collègues et essayer de se coordonner avec les autres secteurs professionnels. Il faut aussi permettre la mobilisation de toutes et tous, y compris en mettant en place des caisses de grève.
C’EST LE MOMENT ! ON PEUT GAGNER !
Béziers : 14h Allées Paul Riquet
Montpellier :
13H – Départ groupé de la Fac des Sciences occupée
14h – Comédie
15h – Odysseum
Jeudi 29 – 18h – Fac des Sciences : AG interprofesionnelle