Malgré la peur inspirée par le haut niveau de répression d’un État toujours plus violent, 1,6 million de personnes se sont mises en grève et ont manifesté aujourd’hui à l’appel de l’ensemble des organisations syndicales. Dans de nombreuses villes, il n’y avait pas eu autant de monde depuis 2023 et les manifestations contre la réforme des retraites : les travailleurs et travailleuses se sont donc massivement mobilisé∙es contre le gouvernement et le patronat. Ils cassent les services publics, détruisent la protection sociale, refusent d’augmenter les salaires, de taxer les plus riches et les grandes entreprises, et réduisent nos libertés. Les grévistes ont soif de justice sociale.
A cette mobilisation importante se sont joint∙es nombreux∙-ses lycéen∙-nes, étudiant∙-es : l’agrégation des colères est devenue réalité dans la rue. La grève de nombreux secteurs, dans les transports, à l’éducation, dans la culture, dans les associations ont donné corps à cette mobilisation d’ampleur qu’on avait plus vue depuis longtemps !
Confronté au rapport de force, Lecornu convoque une conférence sociale le 9 novembre avec les syndicats dits représentatifs sur les questions de salaire et de pouvoir d’achat. L’Union syndicale Solidaires rappelle qu’elle est représentative dans 33 branches du privé et dans toute la fonction publique. Solidaires en prend acte mais dénonce le fait que les fonctionnaires et les syndicats lycéens et étudiants ne fassent pas partie du champ des discussions. Nous attendons quoi qu’il en soit des réponses concrètes à la hauteur des attentes très fortes du mouvement social. Cela démontre que seul le rapport de force importe et qu’il faut encore l’amplifier.
Ce nouveau coup de semonce social ne restera donc pas lettre morte. L’Union syndicale Solidaires appelle à sa reconduction au plus vite dans le cadre unitaire le plus large et à rejoindre les manifestations contre la vie chère le week-end, en grève et dans la rue à commencer par le samedi 7 novembre. Elle appelle à soutenir les mouvements lycéens et étudiants dans leurs luttes légitimes qui sont les nôtres. Organisons partout dans les lieux de travail et selon leurs modalités propres des assemblées générales pour déclencher et reconduire les grèves indispensables au rapport de force.
Alors que son budget antisocial a été rejeté à l’unanimité par les député∙-es, le gouvernement n’a jamais été aussi faible : le temps est venu d’imposer la justice sociale, la justice fiscale, la justice climatique !
Paris le 5 novembre 2026