Face à l’explosion de la colère populaire, lycéenne et étudiante, le pouvoir ne sait répondre que par la violence d’État, l’arbitraire préfectoral et le déploiement militaire. Pour tenter de nous diviser, il trie, stigmatise, jette l’opprobre sur nos organisations de jeunesse. Il mutile et impose la terreur.
L’Union syndicale Solidaires exige un changement immédiat de doctrine du maintien de l’ordre : cap sur la désescalade, interdiction des armes mutilantes et des techniques d’immobilisation létales ! Elle dénonce également les condamnations prononcées contre les personnes arrêtées en marge des manifestations, condamnations qui participent à une criminalisation du mouvement social.
Ce vendredi 23 octobre 2026, une attaque d’une extrême violence a frappé Trappes et La Verrière, dans les Yvelines. Un homme armé a ouvert le feu sur plusieurs personnes, faisant un mort et quatre blessé·es graves, dont une enfant de 12 ans.
L’Union syndicale Solidaires exprime toute sa solidarité avec les victimes, leurs familles et les habitant·es des quartiers touchés par cette attaque.
Ce vendredi 23 octobre 2026, une attaque d’une extrême violence a frappé Trappes et La Verrière, coûtant tragiquement la vie à Pengo Bossio Wangi, un jeune homme de 26 ans et espoir du MMA, et faisant plusieurs blessé·es graves, dont une jeune fille de 12 ans.
Solidaires Biterrois exprime toute sa solidarité et adresse ses plus sincères condoléances à la famille et aux proches de la victime, ainsi que tout son soutien aux personnes blessées et à leurs proches.
La jeunesse nous montre la voie depuis 3 semaines. Après le déferlement populaire du 17 octobre où plus de 800 000 personnes ont manifestés, dont 40 000 à montpellier, il faut continuer et surtout ne rien lâcher !
Les revendications sont :
Des conditions d’études dignes, gratuites, sans séléction et sans tri de nationalité
L’augmentation générale des salaires, pensions de retraite et minimas sociaux et leur indexation sur les prix
Plus de justice fiscale et de partage des richesses. Les inégalités n’ont jamais été si grandes.
Blocage des prix des produits de première nécéssité, des loyers et de l’énergie
Des moyens humains et matériels pour des services publics, pour un 100% sécu
L’arret de toutes les poursuites judiciaires contre les manifestant-es
Le pouvoir n’a qu’une réponse à nos revendications : la matraque, le gaz et la grenade. Cette violence est insuportable et doit cesser. Solidaires 34 apporte son soutien aux mutilé-es et aux morts depuis le début du mouvement. À Monpellier, rien que pendant la journée du 17/10, le collectif streetmedicsmontpellier déclare avoir pris en charge 60 bléssés, dont 6 cas graves. Un enfant de 15 ans a eu le mollet déchiré sur 6cm suite à une grenade, une personne a perdu l’usage de son oreille gauche, un autre a pris un tir de LBD au visage…
Face à ces violences, l’Etat a choisi la surenchère sécuritaire : L’armée sera déployé ce week-end aux abords des lieux de pouvoir ; la préfecture de l’hérault a décreté un couvre-feu pour les mineurs non-accompagnés ; le centre ville est interdit aux manifestations, le réseau de transports à l’arret tout la journée ; le directeur de la police de l’Hérault annonce qu’ils seront « très offensifs dès le départ » ; la manifestation déclarée a été interdite à montpellier.
Plus que jamais notre liberté est en danger, et plus que jamais nous devons la défendre ! Ils veulent nous faire peur, nous répondrons par la détermination. Pour reprendre une phrase connue d’une gilet jaune de 2019 :
La liberté de manifester est constitutionelle, et la dictature de Macron s’en fout !
Que faire pour gagner ?
Il faut se réunir sur les lieux de travail : Cela permettra de se parler entre collègues, de contrer le discours autoritaire du gouvernement, de définir des revendications locales et nationales et de s’organiser. Notre objectif : construire la grève qui seule permettra de bloquer l’économie, de mettre le maximum de pression sur le patronat et le gouvernement, et d’imposer un rapport de force en notre faveur ! Pour cela, la préparation de la grève du 5 novembre est une première étape.
La bataille ne fait que commencer. Il n’y a pas de méthode “magique” mais nous avons pour nous l’expérience des luttes précédentes.
Il est très important de mettre par écrit les revendications et de les rendre publiques, car le gouvernement va s’engouffrer à fond dans sa stratégie d’invisibilisation des mots d’ordre derrière la condamnation des « violences ».
La manifestation est indispensable mais elle ne suffit pas. Nous serons plus forts en proposant d’autres actions, notamment de blocage économique. Tout ce qui permettra de rendre visible la mobilisation dans l’espace public renforcera nos chances de victoires : banderoles aux ponts, collages, moments festifs, diffusions de tracts… On ne doit voir que ça !
La grève (reconductible) : libérer du temps, bloquer l’économie
La grève est l’arme des travailleuses et des travailleurs. En arrêtant de travailler nous libérons du temps pour renforcer la mobilisation (réunions, actions…) et pour manifester. Nous arrêtons aussi le système de production économique. Nous le savons, la suite de journées isolées peut servir pour renforcer la lutte au départ mais peut vite devenir épuisante et ne pas suffire pour le niveau de rapport de force nécessaire.
C’est pourquoi il faudra mettre en débat dans les AG le moment où il faudrait essayer de pousser à la grève reconductible. Il faut construire les conditions pour partir avec le maximum de collègues et essayer de se coordonner avec les autres secteurs professionnels. Il faut aussi permettre la mobilisation de toutes et tous, y compris en mettant en place des caisses de grève. C’EST LE MOMENT ! ON PEUT GAGNER !
Le 24 tout le monde dans la rue !
Béziers : 14h Allées Paul Riquet Montpellier : 13H – Départ groupé de la Fac des Sciences occupée 14h – Comédie 15h – Odysseum Jeudi 29 – 18h – Fac des Sciences : AG interprofesionnelle
Face à l’explosion de la colère populaire, lycéenne et étudiante, le pouvoir ne sait répondre que par la violence d’État, l’arbitraire préfectoral et le déploiement militaire. Pour tenter de nous diviser, il trie, stigmatise, jette l’opprobre sur nos organisations de jeunesse. Il mutile et impose la terreur.
L’Union syndicale Solidaires exige un changement immédiat de doctrine du maintien de l’ordre : cap sur la désescalade, interdiction des armes mutilantes et des techniques d’immobilisation létales ! Elle dénonce également les condamnations prononcées contre les personnes arrêtées en marge des manifestations, condamnations qui participent à une criminalisation du mouvement social.
Il a commencé par une mobilisation de la jeunesse scolarisée, dans les lycées puis les universités, qui porte des revendications claires : le recrutement de personnel dans l’éducation, un plan de rénovation du bâti scolaire, l’abrogation de la réforme du bac et de Parcoursup. L’élan donné par ce mouvement, la répression inédite et intolérable qu’il subit, en même temps que la situation impossible dans laquelle se retrouve la population face à la vie chère, ont conduit des centaines de milliers de personnes à répondre à l’appel à manifester le 17 octobre. Leur parole s’est exprimée dans autant de pancartes et de slogans, mais le cadre d’organisation et d’expression des revendications de ce mouvement-là reste encore à construire.
Le Premier Ministre Sébastien Lecornu reçoit ce matin l’ensemble des syndicats à Matignon, sauf l’Union syndicale Solidaires. Ce n’est pas au premier ministre de choisir ses interlocuteurs en fonction de ce qui l’arrange. On comprend qu’il n’ait pas souhaité entendre de vive voix ce que nous aurions eu à dire :
Nous refusons l’injonction à condamner les violences
Tribune collective (dont Solidaires) publiée dans la Croix le 20 octobre 2026
Présenté le 1er octobre, l’article 37 du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2027 subordonne à un an de résidence régulière l’accès des personnes ressortissantes de pays extérieurs à l’Union européenne aux prestations familiales : allocations familiales, prestation d’accueil du jeune enfant, allocation de rentrée scolaire, etc. Le texte ne parle jamais des aides au logement ; pourtant, par un simple renvoi d’un code à un autre, il en prive aussi les personnes concernées. Rappelons que les personnes sans titre de séjour n’ont, de toute façon, droit à aucune prestation non contributive, familiale ou autre : l’article 37 frappe donc exclusivement des personnes en situation régulière.
Le 17 octobre est un déferlement populaire. On ne va pas en rester là. Construisons les grèves sur les lieux de travail. On peut gagner !
Ce 17 octobre 2026, partout en France, au moins un demi-million de travailleurs et travailleuses de tous les secteurs, la jeunesse, les étudiant·es, les précaires, des Gilets Jaunes se sont mobilisé·es. Cette journée confirme l’ampleur d’une colère sociale profonde, légitime et partagée.